Assis sur une montagne de pertes, le casino de Lille rêve de changer les règles du jeu

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Assis sur une montagne de pertes, le casino de Lille rêve de changer les règles du jeu

Message  Sylvain le Sam 3 Déc - 16:15

La roue ne tourne pas pour le casino, qui essuie en 2015 une nouvelle perte de 7 M€, selon le rapport étudié jeudi par le conseil municipal de Lille. Malgré une activité en croissance, Barrière est plombé par le contrat signé avec la ville.

La maison, dit-on, gagne toujours. Le casino Barrière fait mentir l’adage casinotier : l’établissement lillois perd à tous les coups. Le paradis des bandits manchots a terminé son exercice 2014-2015 (clos le 31 octobre) sur une perte de 7,5 millions d’euros. C’est beaucoup. Mais c’est presque une bonne année après le déficit de 8,8 M €en 2014, 7,3 M € en 2013, 9,9 M € en 2012…

Barrière n’a toujours pas gagné le moindre centime avec son porte-étendard d’Euralille, ouvert en mars 2010. À mi-chemin du contrat de délégation de service public de 18 ans confié en 2006 par la mairie, la Société lilloise d’animation touristique (SLAT, une filiale du groupe Barrière) a déjà laissé 78,3 millions d’euros sur le tapis. L’addition finale, en 2025, pourrait culminer à 130 millions, prévoit le casino.

Sur les neuf premières années du contrat, Barrière a déjà perdu 78 millions d’euros à Lille

« Il faut distinguer notre activité commerciale et nos contraintes », nuance Patricia Legros. L’activité ? Elle se porte bien, résume la directrice du casino, en pointant les 20 % de croissance enregistrés entre 2011 et 2015 par la destination de loisirs mêlant hôtel, bars, restos, salle de spectacles, et bien sûr casino. Le rapport 2014-2015 montre un chiffre d’affaires en progression de 4,7 %, notamment tiré par les jeux de table, + 32 %, et malgré le surplace des machines à sous (première source de revenus). Ses performances classent, depuis cette année, le casino de Lille parmi les dix premiers de France.

Tout irait pour le mieux s’il n’y avait ces fameuses « contraintes ». En l’espèce, un contrat de DSP « signé en 2006 quand l’activité se portait très bien », relève Patricia Legros, et vite confronté à l’interdiction de fumer et à la crise économique. Ses objectifs, aujourd’hui, semblent hors d’atteinte.

Ce contrat peut-il être assoupli ? La directrice se retranche derrière un peu de langue de bois : « On échange avec la ville pour trouver des solutions gagnant-gagnant. » La mairie, qui perçoit de Barrière autour de dix millions par an en redevances fixes et variables (10,5 M € en 2015), lâchera-t-elle du lest ? « Le casino et la ville se sont mis d’accord pour saisir la commission de conciliation prévue dans le contrat, indique le directeur général des services lillois, Michel Vayssié. Cette saisine ne préjuge en rien de notre décision finale. » Comment se terminait l’histoire de la poule aux œufs d’or, déjà ?


(source : lavoixdunord.fr/sébastien bergès)
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Sylvain

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